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L'Edito de février 2010 Tunisie, Egypte, ça n'arrive pas
qu'aux autres ...
Nous assistons depuis quelques semaines à l"effondrement de systèmes politiques qui nous semblaient immuables dans des pays proches comme la Tunisie ou plus lointain comme l'Egypte. Qui aurait pu dire il y a deux ans que le chef d'Etat tunisien s'enfuierait de son palais en laissant la rue dicter au pays les exigences du changement. Oui, il faut célébrer la monter de la démocratie qui avance, mais avant d'aller plus loin je me joins à tous les citoyens tunisiens qui se posent la question : "et après ? le chaos ou la démocratie". Je crains les influences occidentales hazardeuses dans la zone arabo-musulmane car nos puissances économiques ont souvent contribué par le passé à susciter guerres et maintien des dictatures. L'Irak est un schéma à ne pas ré-éditer. J'émets le voeux que ces pays puissent trouver leur propre voie et construire rapidement une concorde nationale reposant sur des principes de respects de la personne humaine et de la liberté de conscience. Les postures en France n'ont pas tardé à se dessiner dans notre paysage politique où le caniveau semble être le niveau de perspective de nos médias et des faiseurs de paroles publiques. Pendant que les vrais problèmes subsistent chez nous, on continue à nous abrutir avec des pseudo scandales franco-français qui sont hors sujet à mon sens. Ayant voyagé récemment pour affaire dans le Maghreb, j'ai pris de nombreux avis locaux et ma conclusion est évidente : C'est le désespoir de la jeunesse qui a provoqué ces évènements. Avec des taux de chômage catastrophiques dans notre propre population des 18-25 ans, nous constatons l'échec de notre système de formation initiale. Le niveau d'alarme est pour moi très inquiétant. Oui nous savons toujours plus ou moins former des élites grands administrateurs, mais est-ce suffisant ? La gauche PS est largement implantée dans le monde de l'éducation et a souvent fait de l'éducation initiale une spécialité. Mais elle adopte souvent une posture dogmatique conservatrice et inefficace. La droite UMP au pouvoir n'a pas un bilan plus brillant, semblant confondre baisse des budgets et politique de l'éducation. Gauche et droite sont renvoyées dos à dos devant le triste constat d'une société qui forme des sur-diplômés et leur propose le chômage, le déclassement social et la montée de l'importance de l'héritage matériel au détriment du mérite personnel. Si nous ne savons pas vigoureusement tirer les enseignements de notre bilan sur l'échec de la formation initiale, nous allons dans un mur. Comment tolérer qu'en 2010 le classement international PISA sur l'efficacité des systèmes éducatifs nationaux classe la France au delà de la 20ème place ? Le MoDem et son patron, François Bayrou, sont vicéralement habités par un projet éducatif qui doit redevenir cause nationale prioritaire avec une approche pragmatique favorisant notamment l'insertion professionnelle. Les média et la classe politique ont marginalisé le MoDem qui leur posait problème, en raison de sa posture d'autonomie qui n'est pas compatible avec le système bien huilé de l'alternance UMP/PS. Merci de nous accorder un peu de votre intérêt en lisant cet article. Rudi Sordes, conseiller municipal MoDem, à votre service, 06 61 34 75 32 Archives Les archives de Colomiers en Mouvement sont disponibles dans le fichiers suivant : Télécharger les archives ici
Dans ces archives vous trouverez : 10 Février 2010 – Conseil municipal, intervention de Rudi Sordes durant le débat sur le PLU (Plan local d’urbanisme) 16 Décembre 2010 – Explication de vote sur le budget de la commune 10 Novembre 2010 – Prise de parole du conseiller municipal Rudi Sordes 17 Août 2010 - Intervention écrite sur La Dépêche du Midi à la suite de l’intervention publique du gouvernement pour stigmatiser les collectivités locales dans le domaine de la sécurité 28 Juin 2010 - Compte-rendu du conseil municipal. Point marquant : intervention de Rudi Sordes sur la médiathèque Juin 2010 - Edito de Rudi Sordes sur le site Colomiers en Mouvement : Bayrou, les retraites et ... le foot 25 Mai 2010 – Compte-rendu du conseil municipal 17 Décembre 2009 – Position sur le budget, discours de Rudi Sordes 12 Novembre 2009 – Intervention publique de Rudi Sordes au Conseil municipal 18 Décembre 2008 - Compte-rendu précis du premier conseil municipal de fin d’année vécu par notre liste 4 Décembre 2008 – Résumé du conseil municipal rédigé par le conseiller municipal MoDem 13 Novembre 2008 - Discours public de Rudi Sordes, conseiller municipal, en séance publique Début mandat 2008 - Assises de la Mobilité Présentation de Colomiers en Mouvement |
Actualité municipale MoDem Dernnière interventions publiques de Rudi Sordes, conseiller municipal 10 Février 2011 - Discours de Rudi Sordes en séance du conseil municipal
Deux points marquants pour ce conseil municipal : - compte-rendu très structuré des actions de l’agenda 21 - Le débat sur le PLU (Plan local d’urbanisme) qui a donné lieu à un exposé général de Madame Karine Michelet, adjointe en charge de l’urbanisme sur les 4 axes choisis : Axe 1 : Renforcer le dynamisme communal et assumer le rôle de centralité sectorielle. Axe 2 : Impulser une nouvelle dynamique urbaine au-delà de l’Aménagement des futurs quartiers. Axe 3 : Adoucir le caractère urbain de la ville Axe 4 : Améliorer l’Accessibilité aux grandes fonctions urbaines Rudi Sordes, conseiller municipal MoDem intervient après l’exposé. « Il est tard et je ne voudrais pas trop prolonger cette réunion de conseil par un échange trop dense, aussi me contenterai-je de citer des points très concrets qui me paraissent devoir être actés comme évoqué pendant ce débat : - L’accès de la zone commerciale du Perget me semble être déjà problématique alors que cette zone commerciale et d’habitation va continuer à croitre. Il y a danger, nous devons être vigilants sur les accès routiers. - Je suis sensible au désenclavement de Colomiers-Village et du Val d’Aran que vous avez évoqué, car il y a en effet 3 zones enclavées avec le centre ville commerçant et ce n’est pas satisfaisant. - La place de la Bascule est un point particuliers qui doit nécessiter un traitement rapide (Monsieur Bernard Sicard, Maire de Colomiers indique que c’est lancé). Il faut aussi prolonger l’aménagement du vieux Colomiers et de la Bascule vers le Collège et les trois ponts qui sont une zone dangereuse. - Il y a les prochains quartiers au Nord qui vont manquer d’accès piétonnier et vélo vers le centre ville. C’est déjà le cas sur la Route de Cornebarrieu et les quelques habitations à son Nord (Monsieur le Maire répond que ces équipements seront faits en temps et en heure et qu’il n’est pas exclu de demander aux aménageurs privés de contribuer à ces équipements). - La zone agricole de St Jean doit être sanctuarisée. Beaucoup de Columérins sont très sensibles au caractère agricole de cette zone (Mr le Maire répond que le SCOT l’acte jusqu’à 2030 et que tant qu’il sera aux commandes il la protègera). - Le quartier des Ramassiers est déjà enclavé (Monsieur le Maire répond qu’il est prévu une voie sous la RN 124) - L’axe de la RN124 et de la ligne SNCF est une problématique qui isole le Sud des équipements commerciaux et publics du Nord et il faut réfléchir à des solutions (Madame Michelet indique qu’un architecte a déjà dit que ces deux axes devraient être enterrés, mais que nous ne le verrons sans doute pas de notre vivant). J’ai été surpris de la démarche de création du SCOT (schéma de cohérence territoriale) dans lequel s’inscrit notre prochain PLU. J’ai participé à la présentation du SCOT aux élus de l’Ouest de l’agglomération qui a eu lieu à Pibrac en 2010 et il m’asemblé que la démarche était plutôt suiveuse. On a l’impression qu’il s’agit de à « suivre » les évolutions démographiques et la densité de population en essayant d’adapter les équipements de voirie et publics. Je n’ai pas réellement vu l’élévation que j’attendais d’une démarche que j’imaginais plus projetée vers l’avenir et structurante pour le futur. Par ailleurs, on a l’impression que les communes y défendent chacun leur platebande (Monsieur le Maire répond qu’il faut lire l’élévation dans le schéma de cohérence qui effectivement fait le lien entre les communes et parfois même contraint les communes, ce qui montre bien qu’il ne s’agit pas que de la somme des désirs locaux. Monsieur Germain rappelle aussi qu’à l’origine il s’agissait d’un très grand territoire de plus de 300 communes qui aujourd’hui est scindé en 4 SCOT. Il m’invite à considérer la couronne verte qui a un effet structurant et délimitant de la ville et également de constater que la consommation de terre agricole a été diminuée de 50%, contraignant les communes à faire avec moins de foncier. Il explique que l’accueil des nouveaux arrivants dans la région est déjà un défi en soit et trouve déjà une élévation et une vision suffisante dans ce qui est fait dans le SCOT, sans conclure catégoriquement qu’on aurait pas pu faire mieux). 16 Décembre 2010 - Discours de Rudi Sordes en séance du conseil municipal Monsieur le Maire, Je vais voter positivement le budget primitif mais souhaiterais me livrer à une explication de vote. Il est clair pour tout le monde que le positionnement sur le budget est nécessairement lié à la validation ou non de la politique municipale. J’ai souvent voté de nombreuses décisions avec votre majorité, mais vous savez que des différences de points de vues demeurent. Dans nos débats et nos travaux en commission, je reviens en effet souvent sur deux points : - le Pavillon Blanc qui représente un investissement très important et qui a raté l’occasion d’équiper Colomiers d’une salle de spectacle dédiée. - La question du déficit d’intervention de la commune dans le domaine de la sécurité publique. Le projet du pavillon blanc est quasiment derrière nous maintenant, je ne vais donc cesser de vous rabattre les oreilles sur une occasion manquée et ne reviendrais sans doute plus sur ce point, me contentant de continuer à plaider pour une investissement futur permettant de pallier à cette faiblesse de notre équipement public. Il y a en effet des solutions efficaces et raisonnables en termes de coûts dans ce contexte durable de tension financière. Ma décision de vote est donc en cette fin d’année 2010 non corrélée à cette différence de point de vue. Concernant le deuxième point que j’évoquais, à savoir la question de la sécurité publique, j’ai souvent perçu dans votre équipe majoritaire une position dogmatique, et ce encore récemment il y a une dizaine de jours lors de la commission tranquillité publique. Cette position dogmatique commence par un refus sémantique puisque l’expression de « police municipale » semble être taboue. Pour être plus pratique, il y a un point noir à Colomiers dans le dispositif préventif et répressif, c’est l’action publique durant les heures de nuit ou seule la police nationale affectée à notre territoire intervient avec les limites que nous connaissons et son sous-effectif chronique. Vous avez souvent invoqué la nature régalienne de l’action de police et je partage complètement ce point de vue, cependant, je défends dans ce domaine une attitude pragmatique : le gouvernement actuel a échoué sur la spécialité de son chef de file, à savoir la sécurité et il est impossible dans le contexte budgétaire actuel d’imaginer que l’Etat assume son rôle et nous dote d’une force de police nationale à la hauteur des besoins de notre territoire municipal. En conséquence, puisque la loi nous y autorise, je plaide pour un effort de création d’une présence nocturne de notre service de tranquillité publique. Si l’expression « police municipale » gêne dans le groupe majoritaire, je me satisferais de voir simplement les actes concrets que je crois que nous devons à nos concitoyens. Le budget pour une telle action est celui des salaires et du matériel d’une quinzaine d‘employés municipaux, soit à la louche entre 700 000 et 1 millions d’Euros. Pour mettre en perspective cette somme, on peu rapidement calculer que les dérives budgétaires du Pavillon Blanc à elles seules auraient financé au moins cinq ans d’un tel dispositif. Monsieur le Maire nous avons déjà eu des conversation personnelles à ce sujet et vous savez que je suis intervenu dans ce sens à plusieurs reprises lors des commission de travail en présence de mes collègues élus municipaux et des personnels municipaux. Malgré ce désaccord et le fait que notre action n’a pas encore atteint un niveau satisfaisant dans la présence nocturne du service de tranquilité publique, je vais voter le budget et voudrais en donner une explication qui tient en deux mots. Ce vote est un vote de solidarité et d’encouragement. Premièrement, sur le volet de la solidarité, je constate la grande fragilité des outils de financement qu’impose l’Etat aux collectivités locales dans un exercice qui s’apparente à celui de l’apprenti sorcier. Je suis chef d’entreprise et on réalise aujourd’hui que la disparition de la taxe professionnelle, grande source de stress sur nos budgets, donne lieu par exemple à l’apparition de divers taxes dont le total dépasse la taxe qu’on avait supprimé. Je ne voudrais pas tirer sur l’ambulance et donc par solidarité, je voterai ce budget. Deuxièmement, sur le volet de l’encouragement, j’ai noté que malgré du retard puisque vous m’en parliez déjà fin 2008, un plan municipal aura pour mission dans le domaine de la tranquilité publique de créer des fiches action en coordination avec Monsieur le Préfet. Il serait dommage que l’éléphant accouche d’une souris. Ainsi, j’invite votre majorité à accepter de travailler sur une solution pour que notre action dans le domaine de la tranquillité publique ne s’arrête pas à 17h00 pour reprendre devant les écoles à 8h30 le matin. Pour finir, l’emprunt municipal de 3,9 Millions d’Euros qui se profile n’est pas une bonne nouvelle mais il a une certaine logique. Vous avez en effet martelé et répété que la dette zéro n’était pas une position dogmatique. Cela dit, je préfère le dire aujourd’hui, au nom des électeurs que je représente, c'est-à-dire 10% de ceux qui vous ont soutenu, je ne soutiendrai pas un arc-boutement sur le plan pluriannuel de 143 Millions d’Euros que vous avez évoqué si la dette était la seule réponse à la baisse durable et prévisible de nos revenus. Je vous remercie pour votre attention. Monsieur le Maire répond : - que 70% du plan de charge des entrepreneurs du bâtiment est celui des collectivités locales. - Que l’effectif de police nationale est passé de 72 à 48 policiers et leur périmètre a augmenté puisqu’ils doivent en plus couvrir le territoire de Saint-Martin du Touch et Purpan/Ancely. - Qu’il écrit tous les trois mois au préfet pour lui demander plus d’effectif de police mais il ne répond pas parce qu’il fait avec ce qu’il a, c'est-à-dire l’effectif de police que l’Etat met à disposition. - Le conseil local de prévention de la délinquance va être créé avec trois collèges : Préfet, Justice, Collectivités locales. Ce conseil permettra au travers de ses fiches de prendre des objectifs et de nommer des responsables qui devront rendre des comptes. Le préfet ou son représentant sera présent et il sera plus facile de demander qu’il se positionne. 10 Novembre 2010 - Discours de Rudi Sordes en séance du conseil municipal "Au risque de me répéter, je constate une opposition manichéenne entre les collectivités locales qui sont majoritairement tenues par le Parti Socialiste et ses amis, d’une part et l'Etat tenu par l'UMP et les siens, d’autre part. Je vous rejoins sur l'élément fondamental de votre analyse : Oui l'Etat a tort de taper sur les collectivités locales qui ne peuvent pas être remplacées par des services centralisés. Il y a là une injustice. Je note également votre souhait de poursuivre une gestion saine et je soutiens cette approche. J'ai bien compris votre position non dogmatique concernant l'emprunt et le manque de visibilité sur notre capacité à rembourser un éventuel emprunt qui vous conduit à rester sur un status quo à endettement zéro. Sur la gestion donc oui, je suis favorable à votre vision, sur les arbitrages, j'ai déjà indiqué que le projet du pavillon blanc, certes bel édifice avait manqué le coche de nous mettre à niveau sur la capacité d'accueillir des évènements nécessitant d'une salle de 600 à 1000 places. Je ne vois toujours pas de projet correspondant à ce besoin. Je le regrette. Par ailleurs, les Français attendent essentiellement la justice et le traitement égal des citoyens. Pour équilibrer ma position je m'adresse donc à votre équipe pour l'inviter à méditer sur les effets : - de la critique systématique - de la tentation du clientélisme voire de réelles dérives. Et je ne me pose pas en juge mais en simple citoyen qui attend la transparence de ses élus. A ce sujet je regrette qu'aucun membre de mon banc dans cette assemblée quelle que soit son bord ne soit présent dans le comité municipal qui gère les relations avec les employés municipaux. Quel que soit notre futur, je crois que c'est la justice et l'égalité de traitement des citoyens qui sera désormais la préoccupation de nos concitoyens. Je crois aussi que c'est ensemble que de vraies réformes seront menées et pas dans un climat d'opposition stérile. L'expérience catastrophique du projet des retraites est un exemple du gâchis qui s’est récemment déroulé devant nos yeux. J'émets le vœu que dans cette assemblée nous sachions construire ensemble là où au national on s'affronte de manière stérile. Merci" |